Herbier À connaître, pas à infuser
Moringa
Moringa oleifera Lam. — Moringacées
- ben-ailé Guadeloupe
- moloko Guadeloupe
Le moringa : un arbre cultivé sous les tropiques, dont la feuille n'a pas d'usage antillais sourcé.
À connaître, pas à infuser
Le moringa est absent de la Pharmacopée française (listes A et B) et du décret n° 2008-841 ; une revue de 2024 note qu'il n'existe ni monographie de l'OMS ni monographie européenne. Aucun usage antillais n'est sourcé. Les revues le citent parmi les plantes à éviter pendant la grossesse, et la poudre de feuille a un effet hypoglycémiant chez des personnes sous médicaments hypoglycémiants.[1][2][3][4][5]
La plante
Le moringa, Moringa oleifera, est un arbre cultivé dans de nombreux pays tropicaux. Une liste d'ONG lui donne en Guadeloupe les noms « ben-ailé » et « moloko », mais aucune source consultée ne décrit un usage antillais de sa feuille : ni TRAMIL, ni la Pharmacopée française, ni la thèse de pharmacie de 2025 ne le mentionnent. L'herbier ne l'affiche donc pas comme plante du savoir créole.
Dans l'océan Indien et en Afrique, la base Prelude relève la feuille cuite comme légume, la « brède », ou employée en infusion ou en décoction. Il n'y a pourtant ni monographie de l'OMS ni monographie européenne, et le moringa est absent de la Pharmacopée comme du décret de 2008.
Les revues citent la plante parmi celles à éviter pendant la grossesse, et la poudre de feuille a un effet hypoglycémiant dans les essais publiés. Faute d'usage antillais sourcé et de statut réglementaire propre, Lawozé ne la recommande pas en tisane ; sa fiche est là pour dire pourquoi.
Parties utilisées : feuille.
En Guadeloupe : Naturalisé aux Antilles selon Descourtilz (1821), introduit aux îles Leeward et Windward selon World Flora Online ; 37 observations sont enregistrées en Guadeloupe.[6]
Arôme
Aucune source lue ne décrit de façon sourcée l'arôme, le goût ou la couleur de l'infusion de feuille de moringa.
Effets rapportés par la tradition
- Dans l'océan Indien et en Afrique, la base Prelude (Ethnopharmacologia) relève la consommation des feuilles cuites comme légume, la « brède » (source non antillaise).[7]
Aucun usage antillais n'est sourcé : ni TRAMIL, ni la Pharmacopée, ni la thèse de 2025 ne documentent le moringa. Les autres usages rapportés dans le monde relèvent de la médecine ; l'herbier ne les reprend pas.
Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Sur la planche
Touchez une partie pour la voir de près sur la planche.
feuille La partie que l’on utilise : feuille.
feuille (détail) La partie que l’on utilise : feuille.
fleur Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
gousse Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
fleur (détail) Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
Comment l’utiliser
Ne pas infuser.
Aucun usage antillais de la feuille en tisane n'est documenté, la plante est absente de la Pharmacopée française et les revues la citent parmi celles à éviter pendant la grossesse : Lawozé ne la recommande pas en infusion.[9]
Ce que l’on en fait sans risque connu
Histoire et géographie
Arbre indigène du nord de l'Inde, du Pakistan et du Népal selon World Flora Online et PROSEA. Introduit tôt en Asie du Sud-Est puis dans toutes les régions tropicales ; Descourtilz le disait en 1821 originaire de Ceylan.[11]
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Nord de l'Inde
Aire d'origine selon World Flora Online : nord de l'Inde, Pakistan et Népal, au pied de l'Himalaya. PROSEA le dit indigène du nord de l'Inde et du Pakistan.[11]
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1821
Antilles
Descourtilz le dit naturalisé aux Antilles, où on le rencontre en haies d'entourage sur les terrains secs et sablonneux. Il le croit originaire de Ceylan ; aucune date d'arrivée n'est donnée.[10]
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« originaire de Ceylan, et naturalisé aux Antilles »
Descourtilz consacre au « ben oléifère » les pages 131 à 134 du tome 1 de sa Flore médicale des Antilles. Il le décrit comme un très bel arbre de quinze à vingt-cinq pieds, planté en haies d'entourage et fleurissant six mois de l'année.[10][13]
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« elle est choisie par les parfumeurs »
L'huile des graines ne rancit pas : les parfumeurs s'en servent pour capter le parfum des fleurs, note Descourtilz, bien qu'on lui substitue l'huile de « ooli », moins chère. Les dames créoles mêlent fleurs du ben et du frangipanier pour parfumer le linge.[10]
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« se font cuire avec les alimens, dont elles relèvent la saveur »
Descourtilz, qui vante les jeunes siliques en cuisine, avertit que les graines ailées et leur huile fraîche sont des purgatifs violents, qu'on n'emploierait pas sans témérité.[10]
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Le nom « ben » traverse les langues citées par Descourtilz : « Arbor del Béen » en espagnol, « Béen-trée » ou « Moringa-trée » en anglais, « Mu'ringù » en malabar. PROSEA donne aujourd'hui « ben ailé » en français et « West Indian Ben » en anglais.[9]
Ses noms
Vrai ou faux ?
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Le moringa est un arbre originaire des Antilles.
Faux.
Il est indigène du nord de l'Inde, du Pakistan et du Népal ; dans la Caraïbe il est introduit et naturalisé, d'après World Flora Online et PROSEA.[11]
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Au XIXe siècle, l'huile des graines du moringa servait aux parfumeurs.
Vrai.
Descourtilz (1821) rapporte que cette huile, qui ne rancit pas, était choisie par les parfumeurs.[10]
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Le moringa figure parmi les plantes des Listes A et B de la Pharmacopée française.
Faux.
Il est absent des deux listes dans leurs éditions de janvier 2026.[1]