Herbier En vente libre, avec réserves
Fenouil
Foeniculum vulgare Mill. — Apiacées
Fruit anisé, présenté à l'herbier avec réserves : l'estragole impose des limites strictes, surtout aux enfants.
En vente libre, avec réserves
Vendable hors pharmacie (le fruit de fenouil figure au décret n° 2008-841), mais avec une réserve de sécurité : le fruit contient de l'estragole, substance génotoxique dont l'EMA demande de limiter l'exposition, avec des valeurs-guides strictes pour la femme enceinte ou allaitante et pour l'enfant.[1][2]
La plante
Le fenouil, Foeniculum vulgare, est une Apiacée dont on utilise le fruit, que l'on appelle couramment graine, et, d'après TRAMIL, la feuille. TRAMIL le dit originaire de la région méditerranéenne, cultivé et souvent naturalisé dans les régions tempérées et subtropicales ; la liste de Kew le marque introduit dans les Îles Sous-le-Vent, dont fait partie la Guadeloupe.
Deux variétés sont distinguées : le fenouil amer, seul visé par la monographie européenne de 2024, et le fenouil doux, plus riche en anéthole. TRAMIL décrit pour la décoction de feuille et l'infusion de graine un « goût anisé aromatique ».
L'herbier le présente avec réserves : le fruit libère de l'estragole, que l'EMA considère comme génotoxique. Les tisanes analysées par l'EMA en contiennent de 241 à 2 058 µg par litre, et un fruit fraîchement brisé en libère 4,4 à 5,9 fois plus qu'un fruit entier. D'où des limites strictes pour la grossesse, l'allaitement et les enfants.
Parties utilisées : fruit (graine), feuille (usage TRAMIL).
En Guadeloupe : Classé « introduit » par la liste de Kew dans la région dont fait partie la Guadeloupe. TRAMIL ne relève aucun nom guadeloupéen : ses relevés viennent d'Haïti, de République dominicaine et de Cuba.[3]
Arôme
anisé
anisé aromatique
TRAMIL décrit un « goût anisé aromatique » pour la décoction de feuille et l'infusion de graine ; l'huile essentielle est surtout du trans-anéthole.[4]
Effets rapportés par la tradition
- La monographie européenne de l'EMA (2024) décrit un usage traditionnel du fruit de fenouil amer pour les troubles digestifs spasmodiques légers, dont les ballonnements et les flatulences, et pour la toux accompagnant le rhume, fondé exclusivement sur une utilisation de longue date.[1]
- La tradition caribéenne rapportée par TRAMIL associe la décoction de graines ou de feuilles aux maux d'estomac, aux douleurs abdominales et aux flatulences (usage significatif en Haïti, en République dominicaine et à Cuba).[4]
Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Sur la planche
Touchez une partie pour la voir de près sur la planche.
fruit La partie que l’on utilise : fruit (graine), feuille (usage TRAMIL).
fruit (détail) La partie que l’on utilise : fruit (graine), feuille (usage TRAMIL).
feuille La partie que l’on utilise : fruit (graine), feuille (usage TRAMIL).
ombelle fleurie Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
fleur Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
Comment l’utiliser
La monographie européenne (EMA, 2024) décrit, pour l'adulte, 1,5 g de fruit dans 250 ml d'eau bouillante, 15 minutes, trois fois par jour ; TRAMIL rapporte 0,3 à 0,6 g de graines en décoction de 10 minutes. Les deux sources divergent : l'herbier ne donne pas de dose. Le fruit contient de l'estragole.[1]
Histoire et géographie
Originaire de la région méditerranéenne selon TRAMIL, cultivé et souvent naturalisé dans le monde. Selon la liste de Kew, le pourtour méditerranéen et l'Asie occidentale ne sont pas marqués « introduits ».[4]
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Bassin méditerranéen
Aire d'origine d'après TRAMIL et une revue de 2014 (sud de la Méditerranée). Le repère de la carte n'en marque que le centre approximatif.[4]
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Grandes Antilles
TRAMIL relève l'usage du fenouil et ses noms (anni en Haïti, hinojo en République dominicaine et à Cuba) ; la liste de Kew marque ces îles comme « introduites ». Date d'arrivée inconnue.[4]
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Guadeloupe
La liste de Kew marque comme « introduite » la région dont fait partie la Guadeloupe ; sept occurrences y sont enregistrées. Ni nom créole ni date d'introduction n'ont été trouvés.[3]
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« The Romans grew it for its aromatic seeds »
Une revue de 2014 écrit que la plante était bien connue des anciens Égyptiens, Romains, Indiens et Chinois ; les jeunes pousses charnues restent un légume courant dans le sud de l'Italie.[6]
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Le nom valide Foeniculum vulgare Mill. est dû à Philip Miller, qui l'a publié le premier de façon valide dans la huitième édition de son Gardeners Dictionary, en 1768, selon la même revue.[6]
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« in use for many centuries in Chinese Medicine »
Le rapport d'évaluation de l'EMA relève que le fruit de fenouil figure dans la Pharmacopée chinoise (Xiaohuixiang), qu'il est employé depuis plusieurs siècles en médecine chinoise, et qu'il figure dans la Farmacopea Italiana de Giuseppe Orosi (1851).[5]
Ses noms
Vrai ou faux ?
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Le fenouil est une plante originaire des Antilles.
Faux.
TRAMIL le dit originaire de la région méditerranéenne ; aux Antilles, la liste de Kew le marque « introduit ».[4]
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Le fenouil doux et le fenouil amer sont deux espèces différentes.
Faux.
Ce sont deux variétés de la même espèce, Foeniculum vulgare : var. vulgare (amer) et var. dulce (doux), inscrites séparément à la Pharmacopée.[8]
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Le fenouil est souvent confondu avec l'aneth.
Vrai.
TRAMIL précise que l'espèce est fréquemment confondue avec Anethum graveolens, l'aneth, dont la gousse pétiolaire est plus courte.[4]