Citronnelle
Cymbopogon citratus (DC.) Stapf — Poacées
- sitwonnèl Guadeloupe
- sitwonnèl Martinique
- ti can Guadeloupe
- zacate té Guadeloupe
- zacate té Martinique
Longue herbe aux notes de citron, la citronnelle est la plante la plus citée dans l'enquête menée dans les jardins de Grande-Terre.
La plante
Grande herbe de la famille des Poacées, la citronnelle est cultivée aux Antilles ; TRAMIL la dit originaire d'Inde. C'est sa feuille que l'on utilise. Dans l'enquête ethnobotanique menée à Grande-Terre, en Guadeloupe, elle arrive en tête des plantes citées par les 118 participants, avec 30 citations, sous les noms de « sitwonnèl » ou de « ti can ».
En France, la feuille de Cymbopogon est inscrite à la Pharmacopée (Liste A) et au décret du 22 août 2008 : elle se vend hors pharmacie, en l'état ou en poudre. La monographie TRAMIL précise la façon de la préparer, filtrée sur un tissu pour retenir les micro-filaments de la feuille, et de ne pas la conserver au-delà de vingt-quatre heures.
Les sources lues ne décrivent pas son parfum ; elles relèvent seulement, dans l'huile essentielle de la feuille, du géranial, du géraniol et du nérol. Lawozé la goûte vive et nette : du citron et de l'herbe fraîchement coupée, une tasse légère qui laisse en bouche une finale propre. Une note de dégustation qui n'engage que Lawozé.
Parties utilisées : feuille.
En Guadeloupe : Introduite en Guadeloupe et en Martinique d'après la liste de Kew. TRAMIL y relève « sitwonnèl » et « zacate té » ; à Grande-Terre, l'enquête de 2023 en fait l'espèce la plus citée (30 citations sur 118).[3]
Arôme
agruméherbacé
citron, herbe coupée
Intensité 3 sur 5
Note de dégustation de Lawozé : du citron et de l'herbe fraîchement coupée, une infusion légère à la finale nette. Les sources lues ne décrivent pas son parfum ; TRAMIL relève seulement du géranial, du géraniol et du nérol dans l'huile essentielle de la feuille.[4]
Couleur de l’infusion : or pâle
Note de dégustation de Lawozé : une description subjective, pas une donnée sourcée.
Effets rapportés par la tradition
- La tradition antillaise rapportée par TRAMIL associe l'infusion ou la décoction de feuilles aux maux d'estomac et aux flatulences.[4]
- L'enquête ethnobotanique de Grande-Terre (Courric et al., 2023) rapporte une infusion du soir, de deux ou trois feuilles par tasse, prise avant le coucher, citée pour le rhume, le stress et le sommeil ; les feuilles servaient aussi en fumigation contre les insectes.[5]
Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Comment l’utiliser
TRAMIL : 15 à 25 g de feuilles pour 1 litre (4 tasses) d'eau. Décoction : bouillir 5 minutes en récipient couvert. Infusion : verser l'eau bouillante sur les feuilles, couvrir et laisser refroidir. Filtrer à travers un linge (poils rigides de la feuille) ; conserver au froid et consommer dans les 24 heures.[7]
- Eau
- 100 °C
- Temps
- 5 min
- Dose
- 15 à 25 g de feuilles pour 1 litre d'eau (TRAMIL)
Couleur de l’infusion : or pâle.
Valeurs tirées de la source[7].
Histoire et géographie
Originaire de l'Inde selon TRAMIL, cultivée dans les zones tropicales et subtropicales. Selon la liste de Kew, elle est native de l'Inde et du Sri Lanka, et introduite dans 97 autres régions.[7]
-
Inde
Aire d'origine d'après TRAMIL (Inde) ; la liste de Kew y ajoute le Sri Lanka. Le repère de la carte n'en marque que le centre approximatif.[7]
-
Guadeloupe
Selon les auteurs de l'enquête de Grande-Terre (2023), son usage en Guadeloupe est un héritage de la culture indienne, transmis par des migrations. La date et la voie d'introduction sont inconnues.[5]
-
« a legacy of Indian culture »
À Grande-Terre, l'enquête ethnobotanique (118 participants) place la citronnelle en tête des espèces citées : 30 citations, soit 25,4 % des participants. Ses auteurs la nomment « verveine des Indes » et y voient un héritage de la culture indienne.[5]
-
« Les habitans de Cayenne l'appellent Citronnelle »
Au début du XIXe siècle, « citronnelle » ne désigne pas toujours cette herbe : Descourtilz donne ce nom, à Cayenne, au goyavier aromatique (Psidium aromaticum), arbrisseau de Guyane et des Antilles aux feuilles très aromatiques, d'odeur de mélisse.[8]
-
« Lemongrass de l'Amérique centrale »
La Pharmacopée française distingue le « lemongrass de l'Amérique centrale » (Cymbopogon citratus, la citronnelle de l'herbier) de celui « de l'Inde » (C. flexuosus). Ce nom d'usage pour une plante d'origine indienne reste inexpliqué.[9]
Ses noms
Vrai ou faux ?
-
Chez Descourtilz, le nom « citronnelle » désigne une herbe à tisane.
Faux.
Il le donne, à Cayenne, au goyavier aromatique (Psidium aromaticum), un arbrisseau de la famille des myrtes.[8]
-
La Pharmacopée française appelle la citronnelle des Antilles « lemongrass de l'Inde ».
Faux.
Cymbopogon citratus y est le « lemongrass de l'Amérique centrale » ; le « lemongrass de l'Inde » est une autre espèce, Cymbopogon flexuosus.[9]
-
Dans l'enquête de Grande-Terre (2023), la citronnelle est la plante la plus citée.
Vrai.
30 participants sur 118 (25,4 %) la citent : c'est l'espèce la plus mentionnée de l'enquête.[5]
Accords
- Gingembre accord de goût de Lawozé Le gingembre réveille la citronnelle : sa chaleur piquante prolonge la fraîcheur citronnée.
- Verveine odorante accord de goût de Lawozé La verveine odorante double l'agrume de la citronnelle d'une note plus douce et plus florale.
- Menthe poivrée accord de goût de Lawozé La menthe poivrée apporte sa fraîcheur glacée à la verdeur de la citronnelle.
Où la trouver près de chez vous