Maquette, marque fictive : rien n’est vendu. Méthode et sources
Planche botanique ancienne : Köhler's Medizinal-Pflanzen, « Teestrauch » : rameau fleuri et détails de la fleur et du fruit.

Herbier En vente libre

Thé

Camellia sinensis (L.) Kuntze — Théacées

Camellia sinensis : aucune culture en Guadeloupe n'est documentée ; le thé est importé. Vert ou noir, il contient de la caféine.

En vente libre

Plante vendable hors pharmacie : la feuille de Camellia sinensis figure au décret n° 2008-841 (article D. 4211-11 du code de la santé publique), « en l'état » ou en extrait sec aqueux ; elle est aussi inscrite à la Liste A de la Pharmacopée.[1][2]

La plante

Le thé est la feuille de Camellia sinensis, un arbuste de la famille des Théacées. Aucune des sources lues ne documente sa culture en Guadeloupe ni aux Antilles françaises, ce qui ne prouve pas son absence ; il est importé. Les seules cultures françaises citées par la page botanique lue se trouvent en métropole, en Bretagne et dans les Landes, et à La Réunion.

Thé vert, thé noir et oolong contiennent à peu près la même quantité de caféine à quantité de feuille égale ; la teneur d'une tasse dépend du temps d'infusion, de la température, de la taille de la feuille et de la quantité. Selon l'EMA, une boisson de 180 ml en contient environ 60 mg. À additionner à celle des autres boissons de la journée.

Pour la dégustation, Lawozé évoque la feuille verte et une astringence que l'EMA attribue aux polyphénols : de la fraîcheur herbacée, une amertume nette, une infusion jaune-vert pâle pour le thé vert, plus ambrée pour le noir. Une note de dégustation qui n'engage que Lawozé.

Parties utilisées : feuille (jeune feuille et bourgeon, séchés).

En Guadeloupe : Aucune source consultée ne documente le théier en Guadeloupe, ce qui ne prouve pas qu'il n'y en ait aucun. Kew ne le liste pas pour les Îles Sous-le-Vent. Le thé est présenté ici comme un produit importé.[3][4]

Arôme

herbacéamer

feuille verte, astringence

Intensité 3 sur 5

Note de dégustation de Lawozé : une fraîcheur de feuille verte, une amertume nette, une infusion jaune-vert pâle pour le thé vert, ambrée pour le thé noir. L'EMA ne mentionne que l'astringence due aux polyphénols.[5]

Couleur de l’infusion : jaune-vert pâle (thé vert) à ambré (thé noir)

Note de dégustation de Lawozé : une description subjective, pas une donnée sourcée.

Effets rapportés par la tradition

  • La monographie de l'EMA décrit un usage traditionnel du thé vert en infusion pour la fatigue passagère et la sensation de faiblesse, fondé exclusivement sur une longue utilisation.[6]

Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.

Sur la planche

Planche botanique ancienne : Köhler's Medizinal-Pflanzen, « Teestrauch » : rameau fleuri et détails de la fleur et du fruit.

Touchez une partie pour la voir de près sur la planche.

feuille La partie que l’on utilise : feuille (jeune feuille et bourgeon, séchés).

fleur Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.

bourgeon floral Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.

capsule Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.

graine Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.

Comment l’utiliser

Infusion de la feuille dans de l'eau bouillante, d'après la monographie de l'EMA sur le thé vert non fermenté. Ses quantités sont celles d'un médicament traditionnel et ne valent pas pour une boisson de plaisir : l'herbier ne les reprend pas.[6]

Les sources lues ne chiffrent ni la température ni le temps. L’infuseur suit le repère de Lawozé pour les thé noir, donné pour le goût sur la page Préparer.

Eau
95 °C
Temps
3 min
Dose
2 g pour 20 cl

Couleur de l’infusion : jaune-vert pâle (thé vert) à ambré (thé noir).

Histoire et géographie

Originaire d'Asie du Sud-Est continentale et du sud de la Chine d'après Kew (Assam, Myanmar, Laos, Thaïlande, Vietnam, Hainan…) ; le Japon, le Sri Lanka et d'autres pays l'ont par la culture.[3]

Carte : Assam, Myanmar, Chine du Sud, puis Chine, puis Japon, puis Europe, puis Trinité-et-Tobago. 1 2 3 4 Europe 5 Trinité-et-Tobago
  1. Assam, Myanmar, Chine du Sud

    Aire d'origine d'après Kew : Assam, Himalaya oriental, sud de la Chine, Hainan, Laos, Myanmar, Thaïlande et Vietnam.[3]

  2. dynastie Song

    Chine

    Selon l'EMA, la fine poudre de feuilles de thé vert, dite « boue de thé », est employée d'abord sous la dynastie Song ; elle n'est plus populaire en Chine.[5]

  3. XIe siècle

    Japon

    Selon l'EMA, la culture du thé est lancée au Japon au XIe siècle par des moines bouddhistes zen, qui mettent aussi au point le matcha. Kew y marque le thé comme introduit.[5]

  4. vers 1610

    Europe

    Selon l'EMA, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales introduit le thé en Europe comme boisson vers 1610 ; le thé importé au début est du thé vert.[5]

  5. Trinité-et-Tobago

    Kew marque le théier comme introduit à Trinité-et-Tobago, seule mention caribéenne de cette liste ; la date n'est pas donnée.[3]

  • Selon l'EMA, qui cite Gardner et al. (2007), le thé est la boisson la plus consommée au monde après l'eau. Le thé vert se boit surtout en Asie, notamment au Japon et en Chine.[5]

  • Le nom accepté est Camellia sinensis (L.) Kuntze, de la famille des Théacées ; parmi ses synonymes figurent Thea sinensis L. et Thea viridis L., sous l'ancien genre Thea.[9]

Ses noms

Retournez une carte pour découvrir d’où vient le nom.

Sources des noms[10][11]

Vrai ou faux ?

  1. La théine du thé est une autre molécule que la caféine.

    Faux.

    « Théine » est un ancien nom de la caféine : c'est la même molécule, à ne pas confondre avec la théanine, un acide aminé.[12]

  2. Le théier est originaire des Antilles.

    Faux.

    Il vient d'Asie du Sud-Est continentale et du sud de la Chine ; pour la Caraïbe, Kew ne le signale qu'à Trinité-et-Tobago, comme introduit.[3]

  3. Le thé arrive en Europe vers 1610, par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

    Vrai.

    C'est ce que rapporte l'EMA ; le thé importé au début était du thé vert.[5]

Accords

  • Gingembre associées dans une source Descourtilz rapporte que les Anglais prenaient chaque jour la poudre de gingembre comme condiment, avec les viandes ou avec le thé : un usage anglais, non antillais.[13]
  • Bigaradier accord de goût de Lawozé La fleur d'oranger amer pose sur le thé un voile floral et une pointe d'amertume.
  • Cannelle de Ceylan accord de goût de Lawozé La cannelle arrondit l'astringence du thé et lui prête une douceur épicée.
  • Vanille accord de goût de Lawozé La vanille adoucit le thé d'une rondeur gourmande.
  • Menthe poivrée accord de goût de Lawozé La menthe poivrée donne au thé une finale fraîche et vive.