Vanille
Vanilla planifolia Andrews — Orchidacées
Une gousse cultivée en Guadeloupe, au parfum gourmand, lacté et boisé : la vanille est ici un arôme, non une plante d'usage.
En vente libre
Aliment et arôme : aucune occurrence de Vanilla dans les Listes A et B de la Pharmacopée française (janvier 2026). L'herbier la retient comme ingrédient aromatique, non comme plante d'usage.[1]
La plante
La vanille vient d'une orchidée, Vanilla planifolia, dont on utilise la gousse, le fruit, après préparation. En Guadeloupe, une étude de 2024 décrit la production comme en expansion ; V. planifolia est plantée à Sainte-Rose, V. pompona à Bouillante. Les gousses étudiées étaient fournies par l'association APAGWA.
La préparation après la récolte façonne le parfum. Dans l'étude, les gousses sont ébouillantées trois minutes, puis enveloppées vingt-quatre heures dans des caisses en bois doublées de laine ; ou bien scarifiées et séchées au soleil trois jours. Le premier procédé donne des notes gourmandes, lactées, boisées, de noisette et de grillé ; le second ajoute de l'animal, du fruité et de l'épicé.
L'herbier présente la vanille comme un ingrédient aromatique et un patrimoine local, pas comme une plante à usage traditionnel : aucun usage de ce type n'a été trouvé dans les sources lues, et aucun n'est affirmé ici. Le seul risque documenté est cutané, par contact, chez des personnes sensibles au baume du Pérou.
Parties utilisées : gousse (fruit) préparée.
En Guadeloupe : Vanilla planifolia est signalée en Guadeloupe par l'inventaire TAXREF de l'outre-mer (MNHN) et cultivée à Sainte-Rose d'après l'étude de 2024. Kew range les Îles Sous-le-Vent et du Vent parmi les zones d'introduction.[2][3][4]
Arôme
vanilléboiséépicé
gourmand, lacté, noisette, grillé
À l'olfaction, les gousses de V. planifolia de Guadeloupe ébouillantées évoquent le gourmand, la vanille, le lacté, le boisé, la noisette, le grillé et l'épicé ; au goût, le boisé, l'animal et le fruité dominent. Après scarification : de l'animal, de la vanille, de l'épicé, du gourmand, de la noisette, du lacté, du fruité, du boisé humide et du grillé (étude de 2024).[3]
Effets rapportés par la tradition
Aucun usage n’est repris ici.
Aucun usage traditionnel de la vanille n'a été trouvé dans les sources lues ; l'herbier la présente comme un arôme et n'en affirme aucun.
Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Sur la planche
Touchez une partie pour la voir de près sur la planche.
gousse La partie que l’on utilise : gousse (fruit) préparée.
fleur Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
fleur (détail) Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
feuille Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
tige Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
Comment l’utiliser
La vanille est un arôme, non une tisane : aucune infusion traditionnelle n'est documentée. Labat (1722) la dit entrer dans la composition du chocolat. L'étude de 2024 sur la vanille de Guadeloupe infuse les gousses dans du lait pour une dégustation : un protocole d'analyse sensorielle, non une recette.[3]
Les sources lues ne chiffrent ni la température ni le temps. L’infuseur suit le repère de Lawozé pour les écorces, racines et coques, donné pour le goût sur la page Préparer.
- Eau
- 100 °C
- Temps
- 7 min
- Dose
- 2 g pour 20 cl
Histoire et géographie
Indigène du sud-est du Mexique et d'Amérique centrale selon Kew, jusqu'au nord du Brésil ; les Antilles, La Réunion et Madagascar sont des zones d'introduction. Chevalier la dit cultivée dès l'époque précolombienne.[4][8][9]
-
1822 ; 1841
La Réunion
Marchand l'introduit à La Réunion en 1822 ; elle fleurit sans se reproduire, faute de pollinisateurs. En 1841, Edmond Albius, esclave de douze ans, découvre la pollinisation manuelle.[6]
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novembre 1701
Martinique, Guadeloupe
Labat reçoit des pieds de Cayenne en Martinique, en porte huit en Guadeloupe en 1701 ; les Anglais les arrachent en 1703. Espèce inconnue : rien ne prouve une filiation avec la vanille actuelle.[7]
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2024
Sainte-Rose, Bouillante
La production est en expansion : dans l'étude de 2024, V. planifolia, espèce principale, est plantée à Sainte-Rose et V. pompona à Bouillante. Rien ne les relie à l'introduction de La Réunion.[3]
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« Son nom aztec, d'après Sahagun (1560), était Tlilxochitl. »
Chevalier (1946) rapporte, d'après Sahagún (1560), que la plante s'appelait tlilxochitl en aztèque et que sa culture était liée à celle du cacaoyer, ses fruits fermentés parfumant le chocolat.[9]
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« diminutif de Vaina (gousse) »
Selon Chevalier, les Espagnols introduisent ces produits en Europe au début du XVIe siècle ; la plante prend le nom espagnol Vainilla, devenu vanille en français. Plumier adopte Vanilla en 1702, Linné écrit Epidendrum Vanilla en 1753.[9]
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« originaire du Mexique, était déjà utilisée par les Aztèques »
Pilonchéry écrit que les Aztèques utilisaient déjà la vanille pour aromatiser le chocolat, et qu'un édit royal établit en France, en 1692, le monopole de la vente de la vanille.[6]
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« on la fait entrer dans sa composition »
Labat décrit en 1722 la plante, son fruit et la préparation des Indiens, et note que la vanille entre dans la composition du chocolat. Il dit avoir échoué à préparer la vanille de Martinique, qu'il juge d'une autre espèce que celle de Cayenne.[7]
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« arrachèrent toute ma Vanille »
Labat raconte le sort de ses plants : arrachés par des travailleurs qui les prirent pour une liane ordinaire, puis repartis d'un rameau tombé au sol ; huit pieds portés en Guadeloupe en novembre 1701, arrachés par les Anglais en mars 1703.[7]
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« maintenant Cayenne et les Antilles dans les endroits frais et ombragés »
Descourtilz consacre une planche à l'« Angrec Vanille aromatique », ou vanille du Mexique, qu'il dit présente à Cayenne et aux Antilles ; il distingue dans le commerce la pompona, la vanille de leg (la bonne) et la vanille bâtarde des Antilles.[10]
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« mais elle est sans odeur »
Descourtilz décrit aussi une « Vanille inodore d'Haïti », fréquente aux Antilles, notamment à Cuba et en Haïti, mais sans odeur.[11]
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La découverte d'Edmond Albius est datée de 1841 par Pilonchéry et de 1832 par un article de génomique de 2022 : la date varie selon les sources.[6][12]
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Selon l'étude de 2024 sur la vanille de Guadeloupe, l'espèce est découverte au Mexique (1427-1440), introduite au jardin botanique de Paris en 1793, puis prospère à La Réunion et à Madagascar (1822-1850), à Tahiti et en Indonésie.[3]
Ses noms
Vrai ou faux ?
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La vanille est originaire de La Réunion ou de Madagascar.
-
Un garçon de douze ans, esclave, a trouvé le geste qui rend la vanille productive hors du Mexique.
Vrai.
Pilonchéry nomme Edmond Albius, jeune esclave créole de La Réunion, qui découvrit en 1841 le procédé de pollinisation manuelle le plus praticable ; la plante ne s'y reproduisait pas seule.[6]
-
Toute vanille qui pousse aux Antilles donne des gousses parfumées.
Accords
- Cacao (coques de fèves) associées dans une source Descourtilz (1827) rapporte que l'on aromatisait la pâte de cacao d'un peu de vanille et de cannelle : un usage de préparation alimentaire, non de tisane.[15]
- Cannelle de Ceylan associées dans une source Même passage de Descourtilz : le chocolat « aromatisé avec un peu de vanille et de cannelle ».[15]
- Rooibos accord de goût de Lawozé La vanille prolonge le boisé et le miel du rooibos d'une douceur lactée.
- Thé accord de goût de Lawozé La vanille adoucit l'astringence du thé et lui prête une rondeur gourmande.
Où la trouver près de chez vous